Qui est l’Instructeur des Mondes?


2ème Partie

Le présent article est la suite de "Qui est l'Instructeur des Mondes - 1ère Partie'. Il est, bien sûr, plus que vivement recommandé d'avoir lu la première partie pour prendre la pleine mesure de la deuxième.

Alors, si Krishnamurti, bien qu’il se déclare «Un avec le Bien-Aimé» (le Bien-Aimé pouvant aussi être, comme il le dit, «le ciel infini, la fleur, une fleur, chaque être humain...»!), n’est pour autant pas l’Instructeur des Mondes attendu, si Rudolf Steiner ne l’est pas, si Jacob Lorber ne l'est pas, non plus, alors qui est donc l’Instructeur des Mondes tant espéré?

Pour tenter de le découvrir, et s’il est vrai que cette attente était fondée sur une réalité effective et non sur une illusion née de désirs personnels, sans doute faut-il chercher ailleurs, en particulier à la même époque, l’Instructeur Cosmique. Mais qui d’autre s’exprime encore, à cette époque, au sujet de l’Instructeur des Mondes? En entamant une recherche à ce sujet, incontournablement, un nom surgit: Abdruschin!

Abdruschin est, encore aujourd’hui, en 2011, - terrestrement parlant - nettement moins connu de la plupart des gens s’intéressant aux questions spirituelles que Jiddu Krishnamurti ou Rudolf Steiner. Pourtant, sur le thème de l’Instructeur des Mondes l’examen des ses paroles à cet égard apparaît au chercheur objectif comme incontournable.

En effectuant une recherche à son sujet l’on s’aperçoit que Abdruschin est connu comme auteur allemand, qui, en 1926, a publié la première édition de son œuvre «Dans la Lumière de la Vérité» en tant que «Nouveau Message du Graal».

A ce que l'on peut en voir à l'examen de son message, c'est un enseignement complet offrant un vaste panorama sur de nombreuses questions spirituelles et qui consacre un exposé entier à la question de l'Instructeur des Mondes. 

étant absorbé dans la rédaction de son œuvre propre, de lui-même Abdruschin ne s’intéresse pas spécialement à Krishnamurti et aux tentatives des Théosophes de présenter celui-ci comme l’Instructeur Cosmique attendu, puisqu’il n’en parle pas lui-même dans son Message proprement dit, mais les nombreuses questions qui lui parviennent, à ce sujet, l’«obligent», toutefois, au moins par l’intermédiaire d’un porte-parole, à prendre position en répondant à des questions du genre de celle ci-dessous reproduite (question posée dans sa publication alors existante intitulée «Gralsblätter», soit, en français, «Les Feuilles du Graal»):

QUESTION: Dans de nombreuses publications de journaux les Théosophes attirent l'attention sur l'Indien Krischnamurti, comme étant le Grand Envoyé attendu. Que disent les Feuilles du Graal à ce sujet?

RéPONSE: «Rien! à ce sujet, en provenance de différents pays, de nombreuses questions sont déjà arrivées. Mais nous refusons, par principe, de prendre part à une réunion quelconque au sujet de cette question, ou même seulement d'exprimer une opinion là-dessus. Nous nous tenons fort loin du Mouvement en question. Celui qui vient de la Vérité et cherche sérieusement, reconnaîtra aussi lorsque la Vérité lui parlera!»

La phrase «Nous nous tenons fort loin du Mouvement en question» - bien que n’étant pas forcément précisément de lui (l’on ne sait pas exactement qui est le «nous») interpelle. Elle semble vouloir dire qu’il y a - outre le fait que la Vérité fondamentale réside ailleurs - dans l’enseignement des Théosophes et/ou celui de Krishnamurti, quelque chose de fondamental qui ne va pas dans le sens présenté juste par Abdruschin.

De quoi pourrait-il bien s'agir? Rappelons-nous l’extrait cité plus haut de Lucien Siffrid :

«Nous ne portons rien de Divin en nous, nous ne sommes rien de plus que des créatures. Remplaçons tranquillement le Divin par le Spirituel ! Et si nous nous portons jusqu’au Spirituel nous pourrons déjà être contents.»

Se pourrait-il qu’une telle affirmation soit conforme à l’enseignement de Abdruschin? Une recherche dans son œuvre nous permet de répondre par l’affirmative. Par exemple, au début d'un exposé intitulé «Créature être humain» Abdruschin écrit :

«Toujours à nouveau naissent de nouvelles vagues d'indignation, qui étendent leurs cercles au-dessus des états et des pays, provoquées par ma déclaration que l'humanité ne porte rien de divin en elle. Cela montre combien profondément la présomption, dans les âmes humaines, a pris racine et combien peu volontiers elles veulent s'en séparer, même si leur ressenti se dresse, avertissant déjà, ça et là, et leur fait reconnaître qu'il doit, pourtant, {bien}, en définitive, en être ainsi.

Le hérissement, cependant, à la chose, ne change rien. Les esprits humains sont même encore plus petits, encore plus minuscules, qu'ils ne se l'imaginent, même lorsqu'ils seront, déjà, intérieurement, parvenus de haute lutte à la conviction que tout divin en eux fait défaut.»

Nous avons donc ici probablement touché la pierre d’achoppement: D’un côté, avec les Théosophes et Krishnamurti, les êtres humains qui veulent se croire divins, de l’autre ceux qui se reconnaissent simplement comme de modestes créatures spirituelles, certes créées par Dieu à Son Image mais sans pour autant posséder quoi que ce soit de Divin en elles.

Quant à la phrase: «Celui qui vient de la Vérité et cherche sérieusement, reconnaîtra aussi lorsque la Vérité lui parlera!», elle a un sens limpide: L’esprit humain provient d’un plan sur lequel la Vérité est vivante; il possède, de ce fait, s’il ne l’a pas ensevelie, la faculté naturelle de pouvoir reconnaître la Vérité. Par conséquent, il est absolument impossible que celui qui cherche la Vérité - et, en particulier, ici, la Vérité au sujet de l’Instructeur des Mondes - ne puisse pas la trouver dès lors où sa quête est sincère et sérieuse. Vaut ici à plein la Parole de Jésus:

«Cherchez et vous trouverez, demandez et il vous sera donné, frappez et l’on vous ouvrira!»

Plus tard, dans les réponses données par Abdruschin aux questions à lui posées, malgré la réponse plutôt laconique déjà donnée, une nouvelle question re-surgit pourtant sur le même sujet:

QUESTION: Krishnamurti est présenté avec de grands efforts comme l'Instructeur Cosmique. Est-il le Fils de l'Homme? Ou Celui-ci est-Il seulement encore à naître? Pourquoi Abdruschin garde-t-il un {si} persistant silence précisément sur ce point, alors que celui-ci est, pourtant, dans tous les pays, à présent promu avec de riches moyens, par de longues dissertations dans les journaux, par des conférences, et même par le cinéma? Abdruschin ne veut-il pas, aux nombreux êtres humains qui ont accueilli sa Parole avec conviction, donner, à cet égard aussi, une indication sur le juste Chemin {à suivre}? Son silence doit-il être {interprété comme} un acquiescement? Que dit-il des si surprenants efforts des Théosophes en faveur de Krishnamurti?

Et voici sa réponse:

«Rien! Le proche avenir apportera de lui-même la réponse; car il n'y aura qu'un {seul} "Instructeur des Mondes", {et} ce n'est, cependant, pas Krishnamurti!»

Par cette parole de réponse, quoique encore plus laconique, parfaitement nette et précise  nous apprenons donc trois choses:

Selon Abdruschin:

1) La Réponse à la question va être donnée d’elle-même, donc par des faits incontestables aux yeux de beaucoup si ce n’est de tous, dans un «proche avenir». L’expression «proche avenir», à géométrie variable, ne permet pas de déterminer s’il s’agit de jours, de semaines, de mois d’années ou de décennies, mais une chose est sûre, il ne peut s’agir de siècles.

2) Il ne peut y avoir deux Instructeurs des Mondes ou davantage; il n’y en a qu’un! Cela semblera logique à beaucoup.

3) La réponse proprement dite à la question qui soucie tout le monde: Krishnamurti n’est pas l’Instructeur des Mondes des Mondes {tant} attendu.

Abdruschin répond donc avec autorité et de manière tranchée. Mais la question posée fait apparaître une nouvelle probablement importante notion «Le Fils de l’Homme»! Il semble que, déjà pour le questionneur, il soit évident que l’Instructeur des Mondes et le Fils de l’Homme soient une seule et même Personne. Et il demande, tout de go, si, oui ou non, Krishnamurti est non seulement l’Instructeur Cosmique mais aussi et surtout le Fils de l’Homme.

Abdruschin ne répond pas précisément à cette question. Il se limite à dire que Krishnamurti n’est pas l’Instructeur des Mondes; de cela il semble suffisamment logiquement découler qu’il ne peut pas, non plus, être le Fils de l’Homme.

Les Théosophes parlent de l’Instructeur du Monde et non du Fils de l’Homme. C’est Jésus Lui-même qui a annoncé la Venue du Fils de l’Homme: «Lorsque le Fils de l’Homme viendra…»; mais il ne semble pas évident que les Théosophes aient, quant à eux, fait un lien entre ces deux Notions.

Au sujet du Fils de l’Homme, pourtant, dans la même réponse, Abdruschin poursuit:

«Non seulement le Fils de l'Homme est déjà né, mais il est, depuis longtemps déjà, au milieu des êtres humains, ainsi que maint annonciateur religieux l'a déjà justement pressenti.»

«(…) Attendez donc vous aussi, patiemment, jusqu'à ce que le Temps soit accompli.»

Là on apprend un «scoop»! à l’époque où Abdruschin s’exprime, le Fils de l’Homme serait déjà né et Il se tient au milieu des êtres humains! L’on suppose donc que cela se passe sur Terre! Maint annonciateur religieux l’a déjà justement pressenti; cela veut dire que plusieurs en ont déjà parlé. Mais ces réponses soulèvent elles-mêmes beaucoup de nouvelles questions… En effet, ce qui est là, c’était dans les années trente, et, depuis, en temps terrestre (vu d’En-Haut, cela peut, certes, apparaître différemment), il y a de l’eau qui a coulé sous les ponts. Si l’Instructeur des Mondes était déjà né dans les années vingt et trente, s’il était encore sur Terre, il ne pourrait plus être un jeune homme mais serait, au contraire, déjà un vieillard…??? Comment se ferait-il que sa présence sur Terre pendant toutes ses années soit demeurée inconnue de la masse?

A l’époque, ceux qui, après la scission survenue en Allemagne, au lieu des Théosophes et de Krishnamurti, ont suivi Rudolf Steiner et l’Anthroposophie, se demandent si la Vérité ne serait pas plutôt à rechercher de ce côté-là. C’est dans ce contexte qu’un lecteur de la publication «L’Appel», dont il a déjà été plus haut question, questionne Abdruschin, de sorte qu’un éclairage au sujet de l’Anthroposoiphie est aussi donné par une réponse de Abdruschin:

QUESTION: L'anthroposophie suit-elle le bon chemin? Beaucoup d'entre eux veulent contester le Message du Graal [Note: C’est le sous-titre de l’œuvre de Abdruschin].

RéPONSE: «Les adhérents de chaque secte sont convaincus de sa justesse et notamment de leur propre sagesse. Ils ne le lisent et n'entendent le reste que dans le cadre de cette conviction unilatérale, ils ne cherchent donc plus et c'est pourquoi ils ne peuvent, non plus, rien trouver. Ils sont devenus, de ce fait, aveugles et sourds. Même la vérité la plus claire, ils ne la considéreraient que comme de la hargne délibérée, et la rejetteraient, aussitôt qu'elle ne concorderait pas avec leur propre sagesse.»

Le jugement peut ici sembler sévère, car bien que la réponse soit d’ordre général, le questionneur a questionné au sujet de l’Anthroposophie, ce qui laisse à penser qu’elle est là, elle aussi, parmi d'autres, désignée comme une secte.

Abdruschin est aussi questionné au sujet de sa formation. A-t-il lu des ouvrages théosophiques ou anthroposophiques?

Quelle formation Abdruschin a-t-il eue?

"De quel groupement suis-je issu et de quelle formation ai-je bénéficié? D'où est-ce que je tire ce que j'exprime dans mes Exposés?

Ces questions ont fusé vers moi, à la suite de mes Exposés. Je veux aussi y répondre ici, encore une fois, avec la même brièveté.

Je ne suis issu d'aucun groupe et n'ai bénéficié d'aucune formation, n'ai pas étudié et ne me suis acquis de connaissances nulle part. Je n'ai lu aucun ouvrage bouddhiste, ni théosophique ni anthroposophique non plus, ou un quelconque autre ouvrage, mais je refuse tous les livres de ce genre, aussitôt qu'ils me sont offerts. Ou alors, je les accepte, mais je ne les lis pas.

Ce que je dis dans mes Exposés, je le dis, avec conviction, à partir de moi-même. Et si des similitudes peuvent être trouvées dans des différentes religions, je n'ai assurément pas pour autant puisé dedans. Mais je me réjouis alors, si quelque chose d'identique de même que des similitudes peuvent y être constatés. -

Pour toutes ces raisons, je demande, oui, toujours, que l'on veuille bien examiner les paroles, mais que l'on ne fasse pas attention à l'orateur! Celui qui veut alors me suivre, celui-là est un chercheur réellement sérieux, qui sait penser par lui-même. Quant aux autres êtres humains, qui se sentent obligés de tenir compte des personnes au lieu de la Cause, ceux qui ne peuvent donc pas demeurer objectifs, ils n'ont, pour une sérieuse Aspiration en Avant, aucune valeur. Pour moi, en tant qu'êtres humains, encore moins. -"

 Pentecôte 1927.                                           Abdruschin.

Mais la curiosité humaine est sans limite, et, cette fois, le questionneur veut savoir ce que Abdruschin dit de Jacob Lorber. En effet, certains disciples de Jacob Lorber ont aussi voulu voir en lui le Porteur de Vérité attendu:

QUESTION: Que dit Abdruschin de Lorber[1]?

RéPONSE: Ses œuvres, je ne les ai jamais lues, mais je sais qu'il devait être un préparateur-de-Chemin pour le Porteur de la Vérité. S'il s'est personnellement entièrement placé dans le Service de cette Tâche, les adhérents s'appliquent, pourtant, maintenant, à détruire cette mission, en partie joyeusement accomplie. Il voulait conduire les êtres humains chercheurs au-devant du Messager de la Vérité, mais pas lui-même être le Porteur de la Vérité. Beaucoup de ses adhérents, cependant, ferment leurs yeux et leurs oreilles à toute autre chose et tiennent ce qu'il a apporté pour ce qu'il y a de plus haut, de sorte qu'ils estimeront plus bas même les Messages du Porteur de la Vérité. Ils sapent ainsi la Tâche de Lorber et aussi son vouloir.»

Ce qui s’est ici produit avec Jacob Lorber n’a rien d’exceptionnel, car Abdruschin complète sa réponse en parlant aussi de l’Anthroposophie:

«Un tel phénomène n'est, toutefois, pas nouveau, mais il se retrouve, aujourd'hui, partout, qu'il s'agisse, maintenant, de Bahaï ou de l'anthroposophie, et de tous les mouvements restants de petit ou de grand style, de sorte que, pour beaucoup, il aurait été mieux qu'aucun précurseur ne soit venu. Heureusement, maints événements à venir seront assez vigoureux pour, aussi, lessiver au loin de tels dangereux égarements, et en cela mettre à nu la Vérité.

Les précurseurs pouvaient encore parler aussi distinctement que possible, cela n’empêche pas que les adhérents cherchent, dans leur aveuglement, toujours une fausse interprétation, et passent obstinément outre aux indications les plus nettes. Ils sont incurables, dans leur incapacité à accueillir simplement quelque chose, sans rien y changer, tel qu'il est. Toujours, ils essayent de donner des interprétations et des explications, dans lesquelles ils puissent faire valoir, encore en plus, leur propre lumière! Mais, peut-être, plus d'un sera-t-il encore secourable, grâce à une Reconnaissance survenant à temps, au cours de la détresse.» –

À un autre moment il est aussi questionné au sujet de Bouddha. Selon lui Bouddha n’est pas du tout à placer sur le même rang que que le Christ Jésus:

«Dans le Message d'un Envoyé de Dieu, le mouvement, cependant, va de haut en bas, et il est illimité! C'est pourquoi c'est, pour l'esprit humain, inhabituel. Il doit, pour pouvoir le saisir, faire plus d'effort. C'est pourquoi l'Enseignement de Bouddha n'est pas, non plus, un Message, mais seulement des Re-connaissances! Tout comme aussi chez les Théosophes ainsi que chez Mahomet. Tous deux, en tant que Préparateurs de Chemin pour la Lumière, ont parcouru le bon Chemin. Mais leurs paroles furent faussement interprétées par leurs adeptes, et donc mal transmises. – «Der Ruf» – Cahier 10-11-12.

La déformation des enseignements d’un Précurseur est, selon lui, une chose très courante:

«Cela caractérise aussi, de manière naturelle, le degré spirituel des adhérents concernés, leur possibilité de compréhension ainsi conditionnée par leur étroitesse. En plus de cela, s'y ajoute, encore, un certain fanatisme, qui est, de même, le signe infaillible d'un savoir uniquement partiel et restreint, et c'est précisément ce fanatisme qui, à son tour, rétrécit encore davantage l'horizon de la capacité de réception spirituelle, assombrit même souvent le reste, et produit des effets grotesques.

Celui qui observe tout cela tranquillement et remonte jusqu'à leur fondement, doit déjà en arriver de lui-même à ces déductions. Comme point de départ, il trouvera, alors, toujours, soit la restriction spirituelle, avec l'incapacité de compréhension qui s'y trouve liée, disons, l'incapacité d'une Recherche authentique, soit, au contraire, la liberté spirituelle à cet égard, qui possède, quant à elle, une croissante capacité de Réception et d'Ascension, dégagée du mal, pour l'humanité, que constitue la domination de l'intellect.

à ces deux pierres de base il peut, ensuite, avec facilité, vérifier et reconnaître le genre faux ou juste de la construction. La chose principale, en cela, est, naturellement, qu'il sache placer la sonde correctement, de façon tout à fait objective, impersonnelle, et sans prévention.»

Pourtant, pour trouver de l’information au sujet de l’Instructeur attendu il faut parfois beaucoup chercher, car rares sont ceux qui ont parlé de l’Instructeur des Mondes de sorte à ce que cela soit encore connu aujourd’hui. À ce sujet, précisément dans l’ouvrage «Dans la Lumière de la Vérité» de Abdruschin, Exposé 20, l’on peut voir qu’il annonce clairement l’arrivée d’un puissant Instructeur:

«Si s'élèvent, alors, en provenance d'une Partie de la grande Création, lors d'un dur tracas, souffrance et ardente supplication vers le Créateur, alors un serviteur du Vase [= le Saint Graal] est envoyé, pour, en qualité de Porteur de cet Amour, intervenir secourablement dans la détresse spirituelle. Ce qui, uniquement en tant que Récit ou Légende, plane dans l'Œuvre de la Création, entre alors, vivant, dans la Création! De telles missions, cependant, ne se produisent pas souvent. à chaque fois, elles sont accompagnées de transformations décisives, de grands bouleversements. Des milliers d'années s'écoulent, la plupart du temps, dans l'intervalle. Ceux qui sont ainsi Envoyés apportent Lumière et Vérité aux égarés, Paix aux désespérés, ils tendent, par leur Message, à tous les chercheurs, la main, ils rassemblent tous les croyants pour leur offrir un courage nouveau et une force nouvelle et les conduire, à travers toute ténèbre, vers le haut, vers la Lumière

«Ils viennent uniquement pour ceux qui aspirent à un secours de la Lumière, mais pas pour les railleurs ni pour les suffisants. Que la prochaine venue d'un tel Envoyé du Graal soit, pour tous les chercheurs, un signe pour se ressaisir puissamment pour le bien, le noble; car elle avertit de l'existence du jugement inexorable, qui, en tant que le Jugement Dernier, doit, un jour, arriver. Heureux celui qui, alors, ne demeure pas plus longtemps, à cause de l'entendement borné, attaché à la matière, afin qu'il puisse être élevé vers la Lumière!»

Dans un exposé 3, du même auteur, intitulé "Omnisagesse", au sujet du nouveau Savoir apporté par l’Instructeur, il est encore possible de lire ce qui suit:

«Lors de chaque Virage, le Créateur offrit aux esprits humains en cours de maturation de nouvelles révélations, jusqu'ici encore inconnues d'eux, et qui devaient servir à l'élargissement du Savoir, afin que leur esprit, grâce à ce Savoir élargi, devienne capable de s'élancer vers les Hauteurs Lumineuses, que, jadis, inconscients, ils quittèrent en tant que germes d'esprits. (…)

Les époques de tels Virages des Mondes étaient toujours en relation avec l'état de maturité correspondante de la Création. La Maturité de la Création était, au cours de son évolution, toujours tout à fait exactement atteinte, selon les Lois Sacrées de Dieu, mais les êtres humains dans la Création, se plaçaient, dans leur paresse d'esprit, bien souvent, de façon entravante sur le Chemin! (…)

Et voici que, maintenant, arrive un nouveau grand Virage, qui apporte aussi, avec lui, un nouveau Savoir! (…)

Il réside dans l'Activité de l'Omnisagesse que, à des époques de maturités tout à fait déterminées de la Création, aux esprits humains, soient toujours à nouveau données de nouvelles révélations de par l'Activité de Dieu.

C'est ainsi que, sur Terre aussi, jadis, aux temps originels, des Créés furent déjà envoyés, après que les germes d'esprits, au cours de leur lente évolution, eurent déjà transformé les corps animaux, choisis pour cela, en corps humains, ce qui allait main dans la main avec le devenir-conscient-de-soi spirituel dans le corps terrestre. C'était en des époques indiciblement lointaines, avant l'ère glaciaire, bien connue, de cette Terre!

Dans les tribus en cours de maturation, composées de germes d'esprits en cours d'évolution, aux Temps du Début, vint aussi, parfois, à s'incarner, ici ou là, un Créé, afin d'établir, par la Guidance, les liaisons avec le degré respectif suivant, de par l'indispensable aspiration à s'élever de tout le Spirituel. Ce furent, , les grands Virages au cours de l'époque initiale.

Ainsi, aujourd'hui encore, au moment du grand Virage des Mondes actuellement en cours, se présente l'absolue nécessité de l'élargissement du Savoir (…).»

Réflexions: Cet élargissement du Savoir est clairement apporté par l’Instructeur des Mondes annoncé. En annonçant un Instructeur les Théosophes avaient probablement capté une Notion spirituellement juste, et cette Annonce effectuée, apparemment au bon moment, par eux, était probablement voulue d’En Haut (les Guides Spirtuels), mais, après, lorsqu’il s’est agi de reconnaître l’Instructeur, c’est là où des divergences - génératrices de scissions - sont apparues, qui, à l’évidence, ont révélé le manque de clarté.

C’est ainsi que l’on a pu expérimenter que, vu ses déclarations contradictoires (une fois oui, une fois non) l’Instructeur n’était ni Krishnamurti («messianisé» malgré lui et mort d’un cancer du pancréas en 1986) ni Rudolf Steiner (mort prématurément de maladie en 1925), ni Jacob Lorber (qui n’a jamais dit cela de lui-même).

Pour avoir des précisions sur la fin de la vie de Krishnamurti, l'on peut utilement visiter ces pages de Marie Lutyens:

http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/Sur_Krishnamurti/Mary_Lutyens/Krishnamurti,_La_Porte_Ouverte/Mary_Lutyens_1989_La_porte_ouverte_11

http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/Sur_Krishnamurti/Mary_Lutyens/Krishnamurti,_La_Porte_Ouverte/Mary_Lutyens_1989_La_porte_ouverte_12

Extrait  du livre de Marie Lutyens:

"A la fin de sa vie, lorsqu'il sut, à coup sûr, qu'il avait un cancer, il dit à Mary, d'une voix lointaine: «Qu'ai-je donc fait de travers?», comme s'il n'avait pas donné au corps autant de soins qu'il aurait fallu."

Au sujet de l'état de son corps, à ce moment-là, il déclara:

"Mon cerveau est parfaitement clair. J'ai eu une très bonne... je n'entrerai pas dans le détail.: — je n'ai pas pu dormir, mais il y avait une merveilleuse méditation. Je voudrais m'en aller aussi vite que possible. Selon le médecin, cette chose grandit très rapidement. Je pourrais entrer dans le cycle de la morphine apaisant la douleur pour quelques jours, avant qu'elle ne reprenne. Mais, je ne veux pas de tout cela. Je vais demander au docteur s'il n'est pas possible de mettre fin à tout cela. Je doute qu'il puisse me répondre, mais c'est ce je voudrais lui dire. Tant que mon cerveau est clair, comme ce matin, je peux parler, aisément, comprenez-vous? Mais quand la douleur et tout le reste recommenceront, je ne serai plus capable de m'exprimer librement, ouvertement, facilement. C'est tout ce que je voulais dire."

Malgré le fait que son corps se trouvait alors dans ce triste état, il déclara:

"Tant que ce corps est en vie... je reste l'Instructeur. K [c'est-à-dire lui-même] est ici, comme sur l'estrade... Je reste à la tête de tout: des écoles, des Fondations... J'en suis toujours la tête. Je veux que ce soit très, très clair. Tant que le corps est en vie, K est ici. Je le sais parce que j'ai eu tout le temps des rêves merveilleux. - Non, pas des rêves, ce qui vient, quoique cela puisse être."

Mais le véritable Instructeur Mondial peut-il terminer sa vie en état de maladie? Voilà la question qui se pose ici, à chaque conscience.

Quelques jours seulement avant sa mort, survenue le 17 février 1986, en réponse à une question à lui posée, Krishnamurti (déclaration enregistrée au magnétophone) affirma:

"Je leur disais ce matin - pendant soixante-dix ans, cette super-énergie - non, cette immense énergie, cette immense intelligence s'est servie de ce corps. Je ne crois pas que les gens se rendent compte de l'énergie fantastique, de l'intelligence qui est passée par ce corps - un moteur de douze cylindres. Pendant soixante-dix ans - ce qui fait pas mal de temps - et maintenant, le corps n'en peut plus. Personne, à moins que le corps n'ait été préparé avec beaucoup de soin, protégé et tout cela - personne ne peut comprendre ce qui a traversé ce corps. Personne. Qu'ils ne prétendent pas le contraire. Personne. Je le répète: personne, parmi nous ni dans le public, ne sait ce qui s'est passé. Je sais qu'ils ne le savent pas. Et maintenant, après soixante-dix ans, c'est arrivé à son terme. Mais pas cette intelligence, cette énergie - d'une certaine manière, elle est là chaque jour et surtout la nuit. Après soixante-dix années, le corps n'en supporte pas davantage. Il ne peut pas. Les Indiens ont toutes ces fichues suppositions à ce sujet - que vous irez, que le corps va - tout cela n'a pas de sens. Vous ne trouverez jamais un corps comme celui-ci, ni cette suprême intelligence agissant dans un tel corps, non, jamais plus, pendant des centaines d'années. Vous ne verrez plus jamais cela. Quand il partira, cela s'en ira. Il ne reste aucune conscience après le départ de cette conscience-là, de cet état-là. Ils prétendront tous, ou ils essaieront d'imaginer qu'ils peuvent entrer en contact avec cela. Peut-être le feront-ils, plus ou moins, s'ils vivent l'enseignement. Mais personne ne l'a fait. Personne. Et voilà. C'est ainsi."

Cela montre que sur son lit de mort Krishnamurti avait encore une haute conception de ce qu'il était venu apporter sur la Terre. Bien sûr, intellectuellement, cela ne prouve rien en soi, ni dans un sens ni dans un autre, mais, pour chque quêteur, la question "L'Instructeur des Mondes - si c'est vraiment lui - peut-il mourir de maladie?" demeure...

Toutefois, il est une Parole du Christ qui dit que l’«On peut reconnaître l’Arbre à ses fruits». Peut-être pourrait-on déduire de cela que c’est fondamentalement par Sa Parole que l’Instructeur peut être reconnu.

Alors, s'il y en a bien un, - et s'il est vrai que le véritable Instructeur ne peut pas mourir de maladie - qui est donc l’Instructeur des Mondes? Comment est-il possible de Le reconnaître?

Bien sûr, Abdruschin, qui L’a clairement annoncé, a aussi été questionné à ce sujet, et voici ce que, à l’époque, dans sa publication «Der Ruf», il a répondu:

«Ici, Je peux encore répondre, avec le reste, à une question: Le Promis, à présent attendu par beaucoup, l'Instructeur des Mondes!

L'Explication à ce sujet surgit simultanément à partir de ce qui a déjà été dit, est étroitement liée avec.

"Instructeur des Mondes", Il ne s'appelle pas ainsi parce qu'Il doit instruire le Monde, ou que, peut-être, Il fonde une religion qui unisse le Monde, c'est-à-dire, dans un sens plus étroit, la Terre, ou, encore mieux dit, l'humanité de la Terre, ou bien qui domine la Terre, mais "Instructeur des Mondes" Il est appelé parce qu'Il explique le "Monde", parce qu'Il apporte l'Enseignement au sujet du Monde. Ce que l'être humain doit réellement savoir! Il enseigne à reconnaître l'"Univers", dans son activité auto-active, afin que l'être humain de la Terre puisse s'y conformer et que, par là même, l'ascension consciente lui devienne possible, dans la Reconnaissance des véritables Lois de l'Univers!

Il s'agit donc d'une Doctrine des Mondes, d'un Enseignement sur l'Univers, la Création. (…)

Pas un seul des faux prophètes, et aussi faux guides, aujourd'hui encore si nombreux, ne peut subsister en face de Lui. (…)

Faites attention à l'heure; elle sera plus proche que tous ne le pensent.»  ("Der Ruf", "L'Appel", Cahier 8 et 9.)

La question des questions

Où le lecteur a le souci de connaître la réponse à la question posée ou cela l'indiffère, mais une demi-mesure n'est pas possible.

Bien sûr, de nombreux lecteurs aimeraient sans doute que le présent article qui commence par une question tout à fait claire se termine aussi par une réponse tout aussi claire, du genre "Untel est l'Instructeur Mondial annoncé", mais en un tel domaine c’est la recherche personnelle qui vivifie l’esprit et permet à chacun - naturellement doté des facultés pour cela nécessaires - non seulement de vivifier son esprit mais aussi de parvenir à la Conviction, et l’auteur de la présente étude s’en voudrait de simplement nourrir la curiosité intellectuelle, dispensant ainsi ensuite l’esprit de chercher par lui-même, et aussi d'influencer le chercher dans une quête devant demeurer absolument libre. En cela, Krishnamurti a très certainement dit juste et son action déconditionnante pouvait et - à travers certains de ses écrits - peut encore contribuer à libérer les esprits afin qu'ils deviennent capables, en toute objectivité, de découvrir la Vérité par eux-mêmes.

C’est la question qui constitue la meilleure aide qui puisse être donnée, pas la réponse, car la réponse - si elle existe - chacun doit, pour lui-même, la trouver tout seul! Et, aussi longtemps que le dénouement final n’est pas encore intervenu, il n’est pas sûr, non plus, que la réponse de l’un soit la même que celle de son voisin!

Tout seul, chacun doit, avec son propre «Talent», découvrir si, oui, ou non, l’époque des années trente ou bien l’époque présente – ou bien les deux - est bien celle de l’Instructeur Mondial annoncé, et si, oui ou non, l’Instructeur est actuellement présent sur la Terre. Il n’y parviendra que par l’examen personnel intuitif et actif de ce qui se présente à lui.

Un complément d’aide pourra, éventuellement, encore lui être apporté, développant, selon la pensée humaine-logique, certains aspects ici seulement esquissés. À cette fin, il est éventuellement déjà possible de prendre contact en cliquant ici.


Grâce à différentes sources la présente étude a pu être rédigée:

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jiddu_Krishnamurti

http://www.krishnamurti-france.org/Biographie-detaillee-de-Jiddu

http://www.robotwisdom.com/jorn/krishnamurti.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jiddu_Krishnamurti

http://www.krishnamurti-france.org/IMG/pdf/Krishnamurti_Wikipedia_VF.pdf

http://nous-les-dieux.org/index.php?title=Sp%C3%A9cial:EmbedWindow&target=PDF%3ALa+Dissolution+de+l%27Ordre+de+l%27Etoile.pdf

http://nous-les-dieux.org/Krishnamurti/Sur_Krishnamurti/Ludowic_R%C3%A9hault/L'instructeur_du_monde,_Krishnamurti

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Webster_Leadbeater

http://fr.wikipedia.org/wiki/Helena_Blavatsky

http://www.hinduwebsite.com/divinelife/guru/jk/jk.asp (anglais)

http://theosophie.fr/5ba1-w-q-judge-livres-et-articles-disponibles-sur-le-site.php

http://sagesse-eternelle.blogspot.com

http://beautedelame.over-blog.com/article-l-instructeur-des-mondes-39108609.html

http://beautedelame.over-blog.com/article-l-etranger-39110007.html

http://www.appeldeshauteurs.net/enseignement/venueFilsdelHomme.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Message_du_Graal

http://oeuvre-de-abdrushin.over-blog.fr/7-categorie-11343240.html

Etc.

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[1] "Lorber": Jacob Lorber, musicien de métier, né et ayant vécu à Graz en Autriche, mais qui passa toute sa vie à écrire, dans un grenier, ce qu'il entendait avec sa voix intérieure. "Lorber" signifie "Laurier".


«Veillez donc, car vous ne savez pas quel Jour votre Seigneur va venir. Vous le savez: si le maître de maison connaissait l'heure de la nuit à laquelle le voleur va venir, il veillerait et ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Voilà pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'Heure que vous ignorez que le Fils de l'Homme viendra.»  (Matthieu XXIV: 42-43-44).